Le Groupe Tranchant, actuellement numéro 4 français des casinos, regroupe des candidats intéressés par la potentielle privatisation de l’opérateur public Française Des Jeux. Dans un courrier daté du 7 septembre 2017, Georges Tranchant, président du groupe de casinos éponyme, a exprimé son intérêt pour celui-ci.


L’opérateur public, ayant fait un volume de vente de 14,3 milliards d’euros en 2016, suscite des convoitises, surtout après que le ministre des Finances ait déclaré que la FdJ pourrait bien basculer vers le secteur privé. L’État espère pouvoir en soutirer la somme de dix milliards d’euros.


Georges Tranchant se dit prêt à racheter les 72% de parts de l’État


Dans ledit courrier, Georges Tranchant déclare son intention de racheter les participations de l’État, actuellement de 72%, dans le cas où la FDJ venait à être privatisée entièrement ou partiellement. Il précise d’ailleurs qu’une société dédiée au rachat des parts de l’État serait créée, laquelle serait composée de professionnels du jeu ainsi que des investisseurs financiers.


georges tranchant.jpg

Le Groupe Tranchant figure bien évidemment dans cette liste. Quant aux noms des investisseurs et professionnels du jeu, Georges Tranchant ne les a pas divulgué quand « Les Echos » a voulu le questionner à ce sujet. Il a néanmoins souligné que les investisseurs se trouveraient facilement.


Georges Tranchant désire redessiner l’industrie des JHA


Quand il a été interrogé sur le monopole que détient actuellement la Française des jeux sur les paris sportifs et jeux de loteries, le président du groupe de casinos a déclaré que cet opérateur demeurerait intact. Toutefois, il parle également de remettre à plat le secteur des JHA, évoquant même un Gaming Bang à la française.


roulette.jpg


Dans le courrier qu’il a adressé au ministre des Finances Bruno Le Maire, le président du Groupe Tranchant a souligné la nécessité de rationaliser et moderniser l’ensemble des acteurs français du jeu. Ce dernier comptait soulever cette idée dans le cadre d’une commission consultative prévue depuis des années mais qui n’a pas encore eu lieu jusqu’à ce jour.