Pendant de longues années le casino de Dinant a accumulé divers problèmes. Comptes restés dans le rouge, baisse de la fréquentation, machines à sous qui ne marchaient pas, licenciements... Aujourd'hui, il retombe sur ses pieds.


C'est lorsque le groupe français Partouche vend le casino à un groupe flamant mené par Jurgen De Munck en 2014 que l'on remarque un reversement de tendance. Depuis qu'il a repris les commandes de l'établissement, il ne cesse d'investir dans de nouvelles machines afin de le rendre plus attrayant.

Objectif atteint avec succès. Les comptes du casino passent enfin au vert. "La santé financière du casino est positive. Le loyer est payé à temps et à heure. Le bilan officiel est passé dans le vert alors qu’il avait toujours été dans le rouge avec des pertes qui ont déjà avoisiné le million d’euros", affirme l'échevin des finances Victor Floymont.

Le casino est passé de 140 à 208 machines à sous, ce qui amène plus de choix et de nouveautés : effet positif immédiat sur l’affluence. En effet, il y a quelques années, les entrées avoisinaient la quarantaine en semaine et une centaine les week-ends. Aujourd'hui, le casino compte en moyenne 210 entrées en semaine et 400 les week-ends, soit quatre fois plus.

Cependant, il y a un hic. Le responsable du casino, Camillo Continelli, a soulevé un point délicat mais néanmoins toujours d'actualité : les jeux de table ne rencontrent plus le même succès qu'auparavant. On constate le même phénomène dans tous les casinos de Belgique. "Ils sont peut-être dépassés mais il s’agit de l’outil de base du casino. Sont-ils voués à disparaître ? Je ne sais pas. Mais il faudrait peut-être revoir leur exploitation."

Pour continuer dans cette voie de redressement économique, Jurgen De Munck s'adonne actuellement à une activité prometteuse, le développement des jeux en ligne.